Le langage des oiseaux – première partie

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Nous reproduisons ici des extraits de travaux de recherche de deux zoologistes

- Maxwell Robinson & Jean-François Timmers  - 

http://www.protectiondesoiseaux.be/content/view/39/86/

Qui d’entre nous, par un petit matin brumeux d’avril, n’a été touché par la richesse mélodique et l’impression d’irrépressible optimisme qui émane du concert de la gent ailée ? Malgré leur indéniable talent artistique, ce n’est ni pour notre plaisir, ni pour le leur que les oiseaux chantent. Leur jolies ritournelles ont des fonctions biologiques précises : reconnaître un congénère ou un voisin, attirer une femelle et défendre le territoire de nidification en sont les plus importantes. Le chant représente un aspect essentiel du comportement des oiseaux. Il est aussi nécessaire à leur survie que la construction du nid ou la fuite devant un prédateur. Dans une tentative de comprendre comment et pourquoi les oiseaux chantent, nous vous invitons, le temps d’un article, à délaisser le point de vue du mélomane, pour celui, plus ingrat, du chercheur.

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 Les chercheurs font d’abord la distinction entre cris et chants 

Chaque oiseau à sa voix propre, ses cris et son chant caractéristiques. Les cris sont généralement courts, simples, et produits pendant toute l’année par la femelle aussi bien que par le mâle. Les chants, en revanche, sont longs, complexes et, sauf exception, émis exclusivement par les mâles en période de reproduction. Les cris ne sont émis que dans un contexte précis, ce qui permet d’en inférer aisément la signification. Il s’agit de l’alarme, de l’agressivité, de la détresse, du ralliement en vol, etc.

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Les chants ont pour fonctions principales d’attirer une femelle en vue de la formation d’un couple et de défendre le territoire contre des mâles rivaux. A ces deux rôles essentiels peuvent s’ajouter nombre de fonctions accessoires, qui sont d’ailleurs loin d’être toutes précisées.

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Alors que le cri ne véhicule qu’une information ponctuelle, un seul chant contient une multitude d’informations, notamment sur l’identité, la motivation et le statut du chanteur. De plus, la signification du chant peut varier selon le contexte dans lequel il est émis, ce qui ne facilite pas son interprétation. Enfin, selon qu’il s’adresse à une partenaire potentielle ou à un intrus du même sexe, le même chant voudra dire «viens ici» ou «éloigne-toi !». 

A grands coups d’ailes et de bec 

Nombre d’espèces font entendre des bruits qualifiés d’instrumentaux. C’est ainsi que le chevrotement si typique de la Bécassine des marais est produit par le plumage de sa queue. Lors des chutes en piqué qui accompagnent le vol nuptial, les rectrices externes sont maintenues à angle droit par rapport à l’axe de la descente. A près de 60 km à l’heure, le sifflement de l’air contre les plumes devient alors une sorte de bêlement très audible. 

Maints oiseaux utilisent aussi leur bec pour produire des bruits instrumentaux. Les Cigognes blanches, par ailleurs muettes, n’ont que leurs craquètements pour se faire entendre. Elles basculent la tête en arrière puis la ramènent vers l’avant en entrechoquant violemment leurs mandibules. Le formidable bruit de castagnettes est encore amplifié par le gonflement de l’œsophage. C’est grâce aux craquètements que les partenaires d’un couple se reconnaissent.

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 Une oreille de spécialiste 

Leur ouïe n’est peut-être pas très performante mais elle est parfaitement adaptée à la perception de leurs propres émissions vocales. La sensibilité maximale de l’oreille aviaire se situe précisément au niveau de la fréquence moyenne des chants, c’est à dire 2 Khz environ. De plus, son pouvoir de résolution est dix fois supérieur à celui de l’oreille humaine. II suffit de 2 à 3 millisecondes entre deux sons successifs pour que l’oiseau les distingue. Pour nous, l’intervalle doit être dix fois plus long. 

En d’autres termes, l’oiseau distinguera plusieurs notes clairement séparées dans un son que l’homme ne percevra que comme une modulation continue et informe. Tout se passe comme si l’échelle de temps des perceptions auditives était accélérée chez les oiseaux. En faisant défiler une bande magnétique au dixième de sa vitesse d’enregistrement, nous pouvons ramener un chant à notre propre échelle de perception. Toutes les espèces aviaires n’ont pas forcément un chant digne de ce nom, et beaucoup doivent se contenter d’un répertoire de cris. 

Des cris pour toute l’année 

Les passereaux sont les oiseaux chanteurs par excellence, mais ils ne sont pas les seuls à chanter: Coucous, tourterelles, rapaces nocturnes, courlis, Engoulevents possèdent également des vocalisations élaborées. Les autres groupes n’ont que leurs cris, mais cela ne veut pas dire que les oiseaux chanteurs n’en ont pas! Nous avons souligné plus haut la différence entre les chants et les cris. Les fonctions des cris sont beaucoup mieux connues que celles du chant. La raison en est qu’ils sont émis dans ses situations ou au cours de séquences comportementales bien précises.  Si un cri particulier est toujours produit lors des parades territoriales et des bagarres qui s’ensuivent, il est raisonnable de penser qu’il exprime l’agressivité et la menace. On peut ainsi établir le vocabulaire de chaque espèce. Celui des passereaux peut comporter jusqu’à quinze cris différents. Il y a des cris de détresse, des cris de ralliement, des cris d’envol et d’atterrissage, et souvent plusieurs cris pour l’alarme et pour les parades sexuelles. Il faut aussi mentionner les cris des jeunes, comme l’appel des parents et la demande de nourrissage. Chez les oiseaux marins vivant en colonies, les cris servent à reconnaître le partenaire. 

Cohésion et ralliement 

Les cris de contact social jouent un grand rôle dans la vie de tous les oiseaux. Ils sont émis régulièrement pour assurer la cohésion du groupe et synchroniser l’activité de tous ses membres. Ce sont ces cris qui s’enflent en un vacarme assourdissant lorsqu’une horde d’Etourneaux prend possession d’un dortoir pour la nuit ou s’abat sur les arbres d’un verger. Les oies ne cessent jamais complètement de pousser leurs coups de trompette. Mais sitôt qu’elles se rassemblent pour prendre leur envol, les cris se font de plus en plus fréquents. Ils retrouvent leur niveau normal quand la formation est stabilisée, pour augmenter à nouveau lors de l’atterrissage. Sans doute y a-t-il concertation sur la meilleure manière de manœuvrer ?

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Alarme et agressivité 

De nombreux cris sont associés à la peur et au danger. Il peut s’agir d’un cri de détresse, poussé lorsque l’oiseau se trouve dans une position déjà critique, ou d’un cri d’alarme lâché à l’approche d’un prédateur bien spécifique. Les passereaux ont parfois des cris d’alarme différents selon que l’ennemi vienne du sol (un chat ou un Renard, par exemple) ou du ciel (un rapace). Le Geai des chênes, surnommé l’alarme de la forêt, va encore plus loin: à la vue d’un Autour en chasse, il imite le cri de ce dernier, comme pour lui signifier qu’il a été repéré.

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L’Autour n’a plus qu’à abandonner sa quête, puisque sa victime potentielle est désormais sur ses gardes…Le cri de détresse est émis dans une situation de grand stress, par exemple quand l’oiseau a été capturé au filet. Parce qu’il est très intense, il est possible que ce cri puisse surprendre un prédateur et le faire lâcher prise (ce n’est malheureusement pas le cas du tendeur !). Les congénères qui l’entendent réagissent en général par une fuite éperdue. C’est pour cela qu’on diffuse parfois des cris de détresse sur les aéroports où les corvidés et les goélands constituent un danger pour le trafic aérien. Là où le fracas des réacteurs ne semblent pas les gêner le moins du monde, un cri de détresse provoque une panique immédiate. Cette méthode est également utilisée contre les Etourneaux pour protéger les arbres fruitiers. 

Des alarmes pour toutes les circonstances 

Il existe une ressemblance frappante entre les cris d’alarme de certains passereaux. Décrit comme un «tsit» dans les guides, il est émis à l’approche d’un rapace en vol. C’est un cri aigu que l’on retrouve chez les mésanges, les pinsons, les bruants, pour ne citer qu’eux. Sa qualité principale est d’être très difficile à localiser. L’oiseau qui alerte ses congénères trahit en même temps sa présence. Il est donc essentiel de donner le moins d’information possible sur sa position. On a remarqué que le «tsit» répond au mieux à cette nécessité, compte tenu des phénomènes acoustiques qui entrent en jeu dans la localisation d’une source sonore et des qualités auditives propres aux prédateurs concernés. Un début et une fin progressives, une note aiguë et constante: ces caractéristiques minimisent les indices permettant au rapace de localiser sa proie. 

 Le cri de harcèlement répond à des critères diamétralement opposés. Lorsqu’un passereau en maraude rencontre une Chouette hulotte, il lance une petite note rauque qui attire non seulement des congénères mais aussi des individus d’autres espèces. Quand un contingent suffisant est formé, l’escadrille piaillante se précipite à l’assaut. Harcelée de toutes parts, la Chouette ne peut que plier bagage et chercher ailleurs un endroit moins peuplé! Dans ce cas comme dans le précédent, l’évolution a façonné des cris très semblables chez plusieurs espèces. De cette manière s’établit une véritable communication entre celles-ci. Chacun comprend les alarmes des autres et la vigilance de chacun profite à tous. 


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Le langage des oiseaux – première partie

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Nous reproduisons ici des extraits de travaux de recherche de deux zoologistes

- Maxwell Robinson & Jean-François Timmers  - 

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Qui d’entre nous, par un petit matin brumeux d’avril, n’a été touché par la richesse mélodique et l’impression d’irrépressible optimisme qui émane du concert de la gent ailée ? Malgré leur indéniable talent artistique, ce n’est ni pour notre plaisir, ni pour le leur que les oiseaux chantent. Leur jolies ritournelles ont des fonctions biologiques précises : reconnaître un congénère ou un voisin, attirer une femelle et défendre le territoire de nidification en sont les plus importantes. Le chant représente un aspect essentiel du comportement des oiseaux. Il est aussi nécessaire à leur survie que la construction du nid ou la fuite devant un prédateur. Dans une tentative de comprendre comment et pourquoi les oiseaux chantent, nous vous invitons, le temps d’un article, à délaisser le point de vue du mélomane, pour celui, plus ingrat, du chercheur.

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 Les chercheurs font d’abord la distinction entre cris et chants 

Chaque oiseau à sa voix propre, ses cris et son chant caractéristiques. Les cris sont généralement courts, simples, et produits pendant toute l’année par la femelle aussi bien que par le mâle. Les chants, en revanche, sont longs, complexes et, sauf exception, émis exclusivement par les mâles en période de reproduction. Les cris ne sont émis que dans un contexte précis, ce qui permet d’en inférer aisément la signification. Il s’agit de l’alarme, de l’agressivité, de la détresse, du ralliement en vol, etc.

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Les chants ont pour fonctions principales d’attirer une femelle en vue de la formation d’un couple et de défendre le territoire contre des mâles rivaux. A ces deux rôles essentiels peuvent s’ajouter nombre de fonctions accessoires, qui sont d’ailleurs loin d’être toutes précisées.

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Alors que le cri ne véhicule qu’une information ponctuelle, un seul chant contient une multitude d’informations, notamment sur l’identité, la motivation et le statut du chanteur. De plus, la signification du chant peut varier selon le contexte dans lequel il est émis, ce qui ne facilite pas son interprétation. Enfin, selon qu’il s’adresse à une partenaire potentielle ou à un intrus du même sexe, le même chant voudra dire «viens ici» ou «éloigne-toi !». 

A grands coups d’ailes et de bec 

Nombre d’espèces font entendre des bruits qualifiés d’instrumentaux. C’est ainsi que le chevrotement si typique de la Bécassine des marais est produit par le plumage de sa queue. Lors des chutes en piqué qui accompagnent le vol nuptial, les rectrices externes sont maintenues à angle droit par rapport à l’axe de la descente. A près de 60 km à l’heure, le sifflement de l’air contre les plumes devient alors une sorte de bêlement très audible. 

Maints oiseaux utilisent aussi leur bec pour produire des bruits instrumentaux. Les Cigognes blanches, par ailleurs muettes, n’ont que leurs craquètements pour se faire entendre. Elles basculent la tête en arrière puis la ramènent vers l’avant en entrechoquant violemment leurs mandibules. Le formidable bruit de castagnettes est encore amplifié par le gonflement de l’œsophage. C’est grâce aux craquètements que les partenaires d’un couple se reconnaissent.

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 Une oreille de spécialiste 

Leur ouïe n’est peut-être pas très performante mais elle est parfaitement adaptée à la perception de leurs propres émissions vocales. La sensibilité maximale de l’oreille aviaire se situe précisément au niveau de la fréquence moyenne des chants, c’est à dire 2 Khz environ. De plus, son pouvoir de résolution est dix fois supérieur à celui de l’oreille humaine. II suffit de 2 à 3 millisecondes entre deux sons successifs pour que l’oiseau les distingue. Pour nous, l’intervalle doit être dix fois plus long. 

En d’autres termes, l’oiseau distinguera plusieurs notes clairement séparées dans un son que l’homme ne percevra que comme une modulation continue et informe. Tout se passe comme si l’échelle de temps des perceptions auditives était accélérée chez les oiseaux. En faisant défiler une bande magnétique au dixième de sa vitesse d’enregistrement, nous pouvons ramener un chant à notre propre échelle de perception. Toutes les espèces aviaires n’ont pas forcément un chant digne de ce nom, et beaucoup doivent se contenter d’un répertoire de cris. 

Des cris pour toute l’année 

Les passereaux sont les oiseaux chanteurs par excellence, mais ils ne sont pas les seuls à chanter: Coucous, tourterelles, rapaces nocturnes, courlis, Engoulevents possèdent également des vocalisations élaborées. Les autres groupes n’ont que leurs cris, mais cela ne veut pas dire que les oiseaux chanteurs n’en ont pas! Nous avons souligné plus haut la différence entre les chants et les cris. Les fonctions des cris sont beaucoup mieux connues que celles du chant. La raison en est qu’ils sont émis dans ses situations ou au cours de séquences comportementales bien précises.  Si un cri particulier est toujours produit lors des parades territoriales et des bagarres qui s’ensuivent, il est raisonnable de penser qu’il exprime l’agressivité et la menace. On peut ainsi établir le vocabulaire de chaque espèce. Celui des passereaux peut comporter jusqu’à quinze cris différents. Il y a des cris de détresse, des cris de ralliement, des cris d’envol et d’atterrissage, et souvent plusieurs cris pour l’alarme et pour les parades sexuelles. Il faut aussi mentionner les cris des jeunes, comme l’appel des parents et la demande de nourrissage. Chez les oiseaux marins vivant en colonies, les cris servent à reconnaître le partenaire. 

Cohésion et ralliement 

Les cris de contact social jouent un grand rôle dans la vie de tous les oiseaux. Ils sont émis régulièrement pour assurer la cohésion du groupe et synchroniser l’activité de tous ses membres. Ce sont ces cris qui s’enflent en un vacarme assourdissant lorsqu’une horde d’Etourneaux prend possession d’un dortoir pour la nuit ou s’abat sur les arbres d’un verger. Les oies ne cessent jamais complètement de pousser leurs coups de trompette. Mais sitôt qu’elles se rassemblent pour prendre leur envol, les cris se font de plus en plus fréquents. Ils retrouvent leur niveau normal quand la formation est stabilisée, pour augmenter à nouveau lors de l’atterrissage. Sans doute y a-t-il concertation sur la meilleure manière de manœuvrer ?

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Alarme et agressivité 

De nombreux cris sont associés à la peur et au danger. Il peut s’agir d’un cri de détresse, poussé lorsque l’oiseau se trouve dans une position déjà critique, ou d’un cri d’alarme lâché à l’approche d’un prédateur bien spécifique. Les passereaux ont parfois des cris d’alarme différents selon que l’ennemi vienne du sol (un chat ou un Renard, par exemple) ou du ciel (un rapace). Le Geai des chênes, surnommé l’alarme de la forêt, va encore plus loin: à la vue d’un Autour en chasse, il imite le cri de ce dernier, comme pour lui signifier qu’il a été repéré.

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L’Autour n’a plus qu’à abandonner sa quête, puisque sa victime potentielle est désormais sur ses gardes…Le cri de détresse est émis dans une situation de grand stress, par exemple quand l’oiseau a été capturé au filet. Parce qu’il est très intense, il est possible que ce cri puisse surprendre un prédateur et le faire lâcher prise (ce n’est malheureusement pas le cas du tendeur !). Les congénères qui l’entendent réagissent en général par une fuite éperdue. C’est pour cela qu’on diffuse parfois des cris de détresse sur les aéroports où les corvidés et les goélands constituent un danger pour le trafic aérien. Là où le fracas des réacteurs ne semblent pas les gêner le moins du monde, un cri de détresse provoque une panique immédiate. Cette méthode est également utilisée contre les Etourneaux pour protéger les arbres fruitiers. 

Des alarmes pour toutes les circonstances 

Il existe une ressemblance frappante entre les cris d’alarme de certains passereaux. Décrit comme un «tsit» dans les guides, il est émis à l’approche d’un rapace en vol. C’est un cri aigu que l’on retrouve chez les mésanges, les pinsons, les bruants, pour ne citer qu’eux. Sa qualité principale est d’être très difficile à localiser. L’oiseau qui alerte ses congénères trahit en même temps sa présence. Il est donc essentiel de donner le moins d’information possible sur sa position. On a remarqué que le «tsit» répond au mieux à cette nécessité, compte tenu des phénomènes acoustiques qui entrent en jeu dans la localisation d’une source sonore et des qualités auditives propres aux prédateurs concernés. Un début et une fin progressives, une note aiguë et constante: ces caractéristiques minimisent les indices permettant au rapace de localiser sa proie. 

 Le cri de harcèlement répond à des critères diamétralement opposés. Lorsqu’un passereau en maraude rencontre une Chouette hulotte, il lance une petite note rauque qui attire non seulement des congénères mais aussi des individus d’autres espèces. Quand un contingent suffisant est formé, l’escadrille piaillante se précipite à l’assaut. Harcelée de toutes parts, la Chouette ne peut que plier bagage et chercher ailleurs un endroit moins peuplé! Dans ce cas comme dans le précédent, l’évolution a façonné des cris très semblables chez plusieurs espèces. De cette manière s’établit une véritable communication entre celles-ci. Chacun comprend les alarmes des autres et la vigilance de chacun profite à tous. 

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