Recueillir les émissions sonores des oiseaux

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L’observation des oiseaux nécessite une paire de jumelles pour regarder les détails de l’espèce que l’on cherche à reconnaître. Des guides de terrain n’ont cessé d’être éditer depuis quelques décennies. Ces guides tentent de décrire les chants et les cris des oiseaux. C’est parfois drôle, rarement efficace pour un travail d’identification d’une espèce. Pour exemple, la Sittelle torchepot émet les cris suivants (in Le guide ornitho, Delachaux et Niestlé, p. 322) : « zitt » ou « ziit », « tuit » ou « tchuit » et son chant « vuih, vuih, vuih, vuih,… » ou « viiu, viiu, viiu viiu, … », « vivivivivivivivi… ».

 

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Toutes ces informations n’ont pas d’intérêts lorsque l’on ne reconnaît pas du tout l’espèce par une quelconque émission sonore. Par contre, dès que vous allez commencer à établir un rapprochement entre un cri ou un chant et l’oiseau, lui-même, bien observé et mémorisé par l’oeil, alors ces informations seront d’une aide précieuse. Ainsi, le « zitt » aigu ou « ziit » plus étiré est un cri de l’oiseau en quête de nourriture. Le « tuit » énergétique, très sonore, ou « tchuit » vaguement montant, souvent répété rapidement en groupes brefs avec de courtes pauses sont des cris d’excitation ou d’alarme. Enfin, son chant « vuih, vuih, vuih, vuih,… » ou, « viiu, viiu, viiu, viiu, … » ou variations rapides, « vivivivivivivivi… » à sonorités claire, montre divers types de chant, tous sonores, souvent avec sifflements assez lents, un peu montants ou descendants.

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Un premier effort va être dans la mémorisation de ce que vous venez d’entendre sur le terrain. Une mémorisation possible à court terme mais qui devient exercice de style lorsque vous avez entendu plusieurs chants et ceci pendant une à deux heures de balades. Comment « conserver » un chant d’oiseau que l’on souhaite reconnaître ? La méthode toute simple va consister à enregistrer le chant ou le cri entendu. Les supports sont connus. Un simple enregistreur analogique, type magnétophone de poche, peut suffire pour enregistrer un oiseau à quelques mètres. Ce n’est pas la qualité qui est recherchée mais une trace sonore. Elle sera souvent déterminante pour pouvoir identifier l’oiseau.

 

 

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Cette identification se fera ensuite par comparaison avec une banque sonore que vous devez vous constituer (voir l’article « Les banques sonores  »). C’est tout du moins le conseil que je donne car il a été le plus efficace pour moi. Une autre démarche, qui peut être complémentaire à celle-ci, consiste à « orthographier » le chant ou le cri entendu. C’est une « notation » par signes qui peut prendre diverses formes mais que je n’ai pas retenu personnellement.

 

 bossusacharronflechantdesoiseauxedsangdelaterrep85.jpg

 

En voici deux exemples, extrait du livre : Bossus A., Charron F., Le chant des oiseaux, Ed. Sang de la terre, p 85  (vous en trouverez d’autres dans l’article « La notation des chants d’oiseaux  »). Si vous n’avez pas réussi à retrouver le chant ou le cri de l’oiseau grâce à la comparaison avec votre « banque sonore », vous pouvez toujours faire écouter l’extrait par un ornithologue confirmé. L’écoute de votre enregistrement sera toujours plus efficace qu’un long discours. Enfin, cette démarche n’apporte pas toujours ses fruits ; c’est pourquoi, dans ces efforts de reconnaissance de chants d’oiseaux, vous allez devoir apprendre à gérer vos frustrations…

Depuis l’enregistrement analogique, le numérique a fait son apparition. A faible investissement financier, il est plus efficace car la conservation et l’écoute du fichier informatique est possible sur ordinateur et tout lecteur de fichiers son informatisés.

Un petit instrument a même été inventé pour l’ornithologue. Il s’agit du « Remenbird ». Il s’adapte sur votre paire de jumelles et enregistre le chant de l’oiseau que vous êtes en train de mirer. Si vous êtes intéressé, rendez vous à l’adresse internet suivante :  http://www.ornithomedia.com/boutique/boutiq_autres1_remembird_index.htm

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L’Edirol R-09 (R-09 HR, le dernier modèle) est un petit enregistreur numérique de qualité et simple d’utilisation.

Le Remembird est succeptible d’être tout aussi efficace mais je ne le connais pas personnellement.

2.gifIl devient même possible d’envoyer par mail votre son récalcitrant,

 à un ornithologue connaisseur des chants pour identification. Bref, plus besoin de se déplacer.

 

Plus besoin non plus de se déplacer avec une platine portative et ses disques

 (blague, je ne connais personne qui l’ai fait !). Pour mémoire, deux couvertures du ‘Guide sonore

des oiseaux d’Europe’, édité en disques 45 tours par Jean-Claude Roché…

 disque1copie.jpgdisque2copie.jpg

Ce premier support commercial a été ensuite remplacé par la création de cassettes

 (deux cassettes dans le ’Walkbird’ édité par Jean-Claude Roché).

Retrouver un chant était chose aisée, il suffisait d’appuyer sur les touches ‘REW/REVIEWet FF/CUE

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Les encyclopédies sur CD bouleversent aujourd’hui complètement la donne. Avec un lecteur CD, relativement simple à utiliser sur le terrain, il est possible de retrouver assez rapidement un chant ou un cri en « sautant » de plage en plage. La transformation de ces cris et chants d’oiseaux en fichiers Mp3 permet de stocker l’encyclopédie sur une clé USB, une Sdcard, etc. 400 MO suffissent bien souvent pour le stockage de près de 1800 fichiers de cris et de chants d’oiseaux du paléarctique. Les lecteurs font légions et sont d’une très grande simplicité d’utilisation. J’utilise pour ma part un pocketpc qui me permet de stocker sons, photos, dessins, sélectionnés par moi-même mais les anglais ont réalisé un logiciel qui reproduit le guide ornitho sur pocketpc, en vente aux Editions Sittelle (voir l’article « Les banques sonores  »).Toujours une longueur d’avance, ces ornithos anglais !

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Enfin, pour terminer cet article, je rajouterai que vous allez devoir « apprivoiser » votre banque sonore. Tout comme une discrimination est nécessaire dans l’identification par observation, milieu, taille, couleurs, mœurs, etc., la comparaison entre un chant ou un cri enregistré avec une encyclopédie sonore demande de noter ou de se souvenir de quelques critères. Le milieu naturel est déterminant ou la famille supposée de l’oiseau. Il serait sinon fastidieux de devoir comparer près de 1800 fichiers avec votre enregistrement. Avec le temps, seuls quelques fichiers deviennent pertinents pour l’identification. Et ces fichiers, vous les avez en tête avant la comparaison. Il existe aussi des CD par milieu qui facilitent cette discrimination nécessaire et certains livres avec CD ou DVD ont été écrits dans le sens d’une aide à la détermination (voir les articles « Les banques sonores », « Un DVD le chant des oiseaux » et  »Des livres sonores  »).

Bref, au travail !


Archives pour la catégorie 02 – Le recueil

Recueillir les émissions sonores des oiseaux

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L’observation des oiseaux nécessite une paire de jumelles pour regarder les détails de l’espèce que l’on cherche à reconnaître. Des guides de terrain n’ont cessé d’être éditer depuis quelques décennies. Ces guides tentent de décrire les chants et les cris des oiseaux. C’est parfois drôle, rarement efficace pour un travail d’identification d’une espèce. Pour exemple, la Sittelle torchepot émet les cris suivants (in Le guide ornitho, Delachaux et Niestlé, p. 322) : « zitt » ou « ziit », « tuit » ou « tchuit » et son chant « vuih, vuih, vuih, vuih,… » ou « viiu, viiu, viiu viiu, … », « vivivivivivivivi… ».

 

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Toutes ces informations n’ont pas d’intérêts lorsque l’on ne reconnaît pas du tout l’espèce par une quelconque émission sonore. Par contre, dès que vous allez commencer à établir un rapprochement entre un cri ou un chant et l’oiseau, lui-même, bien observé et mémorisé par l’oeil, alors ces informations seront d’une aide précieuse. Ainsi, le « zitt » aigu ou « ziit » plus étiré est un cri de l’oiseau en quête de nourriture. Le « tuit » énergétique, très sonore, ou « tchuit » vaguement montant, souvent répété rapidement en groupes brefs avec de courtes pauses sont des cris d’excitation ou d’alarme. Enfin, son chant « vuih, vuih, vuih, vuih,… » ou, « viiu, viiu, viiu, viiu, … » ou variations rapides, « vivivivivivivivi… » à sonorités claire, montre divers types de chant, tous sonores, souvent avec sifflements assez lents, un peu montants ou descendants.

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Un premier effort va être dans la mémorisation de ce que vous venez d’entendre sur le terrain. Une mémorisation possible à court terme mais qui devient exercice de style lorsque vous avez entendu plusieurs chants et ceci pendant une à deux heures de balades. Comment « conserver » un chant d’oiseau que l’on souhaite reconnaître ? La méthode toute simple va consister à enregistrer le chant ou le cri entendu. Les supports sont connus. Un simple enregistreur analogique, type magnétophone de poche, peut suffire pour enregistrer un oiseau à quelques mètres. Ce n’est pas la qualité qui est recherchée mais une trace sonore. Elle sera souvent déterminante pour pouvoir identifier l’oiseau.

 

 

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Cette identification se fera ensuite par comparaison avec une banque sonore que vous devez vous constituer (voir l’article « Les banques sonores  »). C’est tout du moins le conseil que je donne car il a été le plus efficace pour moi. Une autre démarche, qui peut être complémentaire à celle-ci, consiste à « orthographier » le chant ou le cri entendu. C’est une « notation » par signes qui peut prendre diverses formes mais que je n’ai pas retenu personnellement.

 

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En voici deux exemples, extrait du livre : Bossus A., Charron F., Le chant des oiseaux, Ed. Sang de la terre, p 85  (vous en trouverez d’autres dans l’article « La notation des chants d’oiseaux  »). Si vous n’avez pas réussi à retrouver le chant ou le cri de l’oiseau grâce à la comparaison avec votre « banque sonore », vous pouvez toujours faire écouter l’extrait par un ornithologue confirmé. L’écoute de votre enregistrement sera toujours plus efficace qu’un long discours. Enfin, cette démarche n’apporte pas toujours ses fruits ; c’est pourquoi, dans ces efforts de reconnaissance de chants d’oiseaux, vous allez devoir apprendre à gérer vos frustrations…

Depuis l’enregistrement analogique, le numérique a fait son apparition. A faible investissement financier, il est plus efficace car la conservation et l’écoute du fichier informatique est possible sur ordinateur et tout lecteur de fichiers son informatisés.

Un petit instrument a même été inventé pour l’ornithologue. Il s’agit du « Remenbird ». Il s’adapte sur votre paire de jumelles et enregistre le chant de l’oiseau que vous êtes en train de mirer. Si vous êtes intéressé, rendez vous à l’adresse internet suivante :  http://www.ornithomedia.com/boutique/boutiq_autres1_remembird_index.htm

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L’Edirol R-09 (R-09 HR, le dernier modèle) est un petit enregistreur numérique de qualité et simple d’utilisation.

Le Remembird est succeptible d’être tout aussi efficace mais je ne le connais pas personnellement.

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 à un ornithologue connaisseur des chants pour identification. Bref, plus besoin de se déplacer.

 

Plus besoin non plus de se déplacer avec une platine portative et ses disques

 (blague, je ne connais personne qui l’ai fait !). Pour mémoire, deux couvertures du ‘Guide sonore

des oiseaux d’Europe’, édité en disques 45 tours par Jean-Claude Roché…

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Ce premier support commercial a été ensuite remplacé par la création de cassettes

 (deux cassettes dans le ’Walkbird’ édité par Jean-Claude Roché).

Retrouver un chant était chose aisée, il suffisait d’appuyer sur les touches ‘REW/REVIEWet FF/CUE

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Les encyclopédies sur CD bouleversent aujourd’hui complètement la donne. Avec un lecteur CD, relativement simple à utiliser sur le terrain, il est possible de retrouver assez rapidement un chant ou un cri en « sautant » de plage en plage. La transformation de ces cris et chants d’oiseaux en fichiers Mp3 permet de stocker l’encyclopédie sur une clé USB, une Sdcard, etc. 400 MO suffissent bien souvent pour le stockage de près de 1800 fichiers de cris et de chants d’oiseaux du paléarctique. Les lecteurs font légions et sont d’une très grande simplicité d’utilisation. J’utilise pour ma part un pocketpc qui me permet de stocker sons, photos, dessins, sélectionnés par moi-même mais les anglais ont réalisé un logiciel qui reproduit le guide ornitho sur pocketpc, en vente aux Editions Sittelle (voir l’article « Les banques sonores  »).Toujours une longueur d’avance, ces ornithos anglais !

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Enfin, pour terminer cet article, je rajouterai que vous allez devoir « apprivoiser » votre banque sonore. Tout comme une discrimination est nécessaire dans l’identification par observation, milieu, taille, couleurs, mœurs, etc., la comparaison entre un chant ou un cri enregistré avec une encyclopédie sonore demande de noter ou de se souvenir de quelques critères. Le milieu naturel est déterminant ou la famille supposée de l’oiseau. Il serait sinon fastidieux de devoir comparer près de 1800 fichiers avec votre enregistrement. Avec le temps, seuls quelques fichiers deviennent pertinents pour l’identification. Et ces fichiers, vous les avez en tête avant la comparaison. Il existe aussi des CD par milieu qui facilitent cette discrimination nécessaire et certains livres avec CD ou DVD ont été écrits dans le sens d’une aide à la détermination (voir les articles « Les banques sonores », « Un DVD le chant des oiseaux » et  »Des livres sonores  »).

Bref, au travail !

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